Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 18:18

DYA - Shingitai Ryu jaune pour affiche

 

 

Vaste débat que je vais tenter de développer. Rassurez vous, je ne détiens pas la vérité et ce que je dis peut évidemment être contredit. C’est la vie.

 

Au départ, les arts martiaux servaient à se débarrasser d’un adversaire et pour cela, il est évident qu’il fallait tuer ou être tué. Puis le temps vint de la Culture au sens philosophique, religieux ou de la transmission des connaissances : arts et lettres, humanisme, art de vivre, etc …. Bien des « anciens » parlent alors du « Sabre et de la plume ». Je le dis fréquemment, bien des étudiants (je n’aime pas trop le terme pratiquant) se trompent en venant dans un dojo. Dans un club de sports de combat, c’est autre chose.

 

Pour moi, il ne peut y avoir d’étudiant en arts martiaux s’il n’inclut pas le travail du mental. Les techniques doivent s’appliquent avec un sens moral. Voici des lustres que je n’entends plus parler du « mental » des anciens et cela est grave car la porte est ouverte aux excès sportifs ou violents en tous genres.

 

Ainsi le BUDO nous amène progressivement sur un chemin où « le corps et l’esprit ne feront qu’un ». Ceci est incontournable. Le BUDO n’est pas violence, aucune démonstration ou promotion de violence ou d’efficacité. Laissons cela aux « sports de combat » et revenons aux qualités culturelles que nous sommes quelques uns à défendre, comme au sein de la DAI NIPPON BUTOKU KAI.

 

On entre dans le BUDO après de longues années d’étude et non immédiatement dès que l’on met le pied sur un tatami ou un parquet, fusse-t-il celui du Butokuden à Kyoto. Le Budo exige constance, concentration, abnégation parfois, conviction sans cesse renouvelés et engagés. Cela ne peut s’acquérir en quelques années mais en dizaines d’années.

J’irai même à dire depuis votre début jusqu’à votre mort.

 

C’est une des raisons pour lesquelles, je ne peux reconnaître les examens devant un jury, aussi respectable soit-il. La transmission même de cette pensée culturelle des arts martiaux, de cette vie, ne peut se faire que du Maître à l’élève. Et pas au travers de rencontres, d’examens techniques ou de brevets franco-français

 

Etre un Budoka n’est pas dû au fait que vous pratiquez des disciplines en « DO » mais à celui de l’amélioration de vous-même au travers des disciplines pratiquées, au travers de la technique. Vous devez vivre au travers de la technique, vous devez vous améliorer au travers de la technique et vous devez vous grandir au travers de la technique. Je dis souvent à mes élèves qu’ils sont les Maîtres d’eux-mêmes. Rien d’égocentrique, simple vérité.

 

Pour devenir un Budoka, long est le chemin qui parfois s’arrête brutalement. Je ne suis pas encore un Budoka, mais je donne depuis des années le meilleur de moi-même pour tenter de le devenir. Selon mes confrères ou collègues ou amis du monde, je serai devenu un « Aikidoka », le terme « ka » signifiant « expert ».

Et j’en suis déjà heureux et confus. Il me reste encore un long chemin à parcourir et j’ai commencé en 1953. J’espère y arriver !

Alors BUDO ou pas BUDO ?

Partager cet article

Repost 0
patrickdimayuga.over-blog.com - dans Mon ressenti
commenter cet article

commentaires